Pour un antiracisme de droite, de Jean Robin, sortie le 1er juin 2013

Pour un antiracime de DroiteTout comme la gauche n’a pas le monopole du cœur, elle n’a pas le monopole de l’antiracisme. Au contraire, le but de ce petit essai est de démontrer qu’elle a vidé le concept légitime d’antiracisme de tout contenu, pour mieux lui faire incarner le combat idéologique de la gauche.

Plus de 30 ans de lutte antiraciste de gauche, et plus de 30 ans de montée du racisme dans le pays. Cette politique est donc un échec total, et d’autant plus total qu’elle a été menée sur argent public et qu’elle a limité les libertés fondamentales de chacun.

Hélas, le vide abyssal d’une droite totalement inexistante dans le pays depuis De Gaulle a laissé un espace gigantesque à l’antiracisme de gauche, qui est aujourd’hui en situation de monopole dans ce domaine. Il lui impose de ce fait ses obsessions égalitaires et staliniennes, de l’exclusion liberticide et violente, alors qu’il conviendrait de défendre à la fois l’antiracisme et la liberté d’expression, à la fois l’humanisme et la pédagogie. L’antiracisme doit être libéré des griffes d’une gauche qui s’en sert pour faire croire que le loup est en fait un agneau.

L’auteur :

Jean Robin, journaliste et éditeur, a publié 14 livres à ce jour. De la biographie d’Alain Finkielkraut (2009) au Petit dictionnaire des débats interdits mais légaux (2010) en passant par Ils ont tué la télé publique (2006), il défend la liberté d’expression, l’ouverture d’esprit et la démocratie dans son sens le plus large possible. Il a fondé une maison d’édition (Tatamis) en 2006 et un site d’information en ligne (Enquête & Débat) en 2010.

13 x 11 cm, 50 pages, 5 euros

Pour se procurer l’ouvrage par paiement sécurisé paypal ou carte de crédit :

 

 EXTRAITS

30 ans d’antiracisme de gauche, 30 ans de montée du racisme

Nous allons bientôt fêter les 30 ans de SOS Racisme, qui fut créé en 1985. Or ces 30 ans correspondent à la montée inexorable et inquiétante du Front National. Ils correspondent aussi à la montée inexorable et inquiétante de Bernard-Henri Lévy, qui fut pourtant décrié par tous les philosophes importants des années 70 et 80 comme un clown au mieux, un falsificateur au pire .
Or, comme l’a noté Emmanuel Todd : « La montée en puissance idéologique de Bernard-Henri Lévy et de son anti-nationalisme précède celle de Jean-Marie Le Pen et du Front National. […] La remise en question, par les élites françaises, de la France a provoqué l’apparition du national-populisme.  »
30 ans plus tard, le constat est sans appel : la société française est devenue multi-raciste :
– racisme anti-juif de musulmans et de petits blancs
– racisme anti-blanc de musulmans et de noirs
– racisme anti-noir d’arabes et de blancs
– racisme anti-arabe de blancs, de noirs et de juifs

De plus en plus de juifs, de blancs, d‘arabes et de noirs se font tuer, parfois après s’être fait torturé, parce qu’ils étaient juifs , blancs , arabes  ou noirs . De plus en plus de juifs, de blancs, d’arabes et de noirs se font insulter, refuser un travail ou un logement pour leur origine visible ou supposée .
Plusieurs indicateurs permettent de mesurer que le racisme augmente :
– le niveau du Front National, qui n’a jamais été aussi haut avec près de 20% à l’élection présidentielle, des députés à l’Assemblée Nationale  et des scores aux cantonales et aux législatives partielles très élevés ;
– les ventes d’un livre comme La France Orange Mécanique (d’ailleurs soutenu depuis le début par le FN), autour de 100 000 exemplaires, malgré des écrits qui lient ethnie et criminalité, immigration et délinquance, et un fort soupçon sur le passé de l’auteur qui écrit sous pseudonyme ;
– la fuite massive de blancs et de juifs des banlieues, où le racisme anti-blancs  et l’antisémitisme deviennent courants, pour ne pas dire la norme dans certains quartiers ;
– l’antisémitisme de plus en plus décomplexé de musulmans, de noirs et de blancs que rassemblent notamment Dieudonné, Alain Soral et Tariq Ramadan dans leurs entreprises respectives ; etc.
Arrêtons-nous un instant sur ces derniers personnages. Ils sont cités parmi les personnalités qui seraient censurés à la télévision , alors qu’ils y sont passés chacun des dizaines de fois (plus de 90 pour Tariq Ramadan, plus de 100 pour Dieudonné, plus de 40 pour Alain Soral). En les faisant passer pour censurés alors qu’ils ne le sont pas , ils en font des martyrs de la liberté d’expression, et ils en font la promotion (tout en continuant de censurer les vrais censurés).
Par ailleurs, sur Internet, Dieudonné et Alain Soral mobilisent des centaines de milliers de visionnages pour chacune de leurs vidéos, où le négationnisme le plus assumé côtoie l’antisémitisme le plus clair, voire, pour Alain Soral, le national-socialisme « qui est la seule solution ». Point final.
Ce cas de figure inédit depuis la fin de la 2nde guerre mondiale prouve que nous sommes dans un nouveau type de configuration, avec Internet qui amplifie les réprouvés, la loi Gayssot qui attire l’attention sur les négationnistes (voir plus loin), et les médias qui font d’eux des martyrs.
L’antiracisme de gauche n’a pas empêché Dieudonné, Soral et Faurisson, elle les a rendus possible.

On a également entendu « mort aux juifs » ces derniers mois dans les rues de Paris, à plusieurs occasions et à chaque fois de la part d’islamistes .
Ces dernières manifestations clairement antisémites n’ont même pas été dénoncées par les associations phares de l’anti-racisme, telles que le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, SOS-Racisme ou encore la LICRA.

Dès lors, la méthode de ces officines est à contester, voire à remettre en question, notamment du fait des subventions qui leur sont massivement accordées et qui représentent des sommes supérieures à celles qu’elles reçoivent par le biais de cotisations de leurs membres.

Le piège du deux poids deux mesures

L’antiracisme de gauche n’est ni sincère ni égalitaire, puisqu’il valorise systématiquement les minorités au détriment de la majorité blanche et catholique. Il en va d’ailleurs de même de l’antiracisme d’extrême-droite, dont nous ne dirons que quelques mots ici car il n’est pas dominant bien que tout aussi nocif.

L’AGRIF créée par l’ancien député du FN Bernard Anthony n’a que faire de l’antiracisme, seul l’intéresse la défense des blancs et des catholiques. Ainsi l’AGRIF fonctionne comme les associations antiracistes de gauche, de façon sectaire, idéologique et principalement en intentant des procès dont elle est très fière. Charlie Hebdo est une de ses principales cibles, pour nombre de leurs caricatures du pape ou du christianisme. Même si l’AGRIF gagne rarement en justice, le tort qu’elle cause n’est pas négligeable, notamment envers la liberté d’expression.
Revenons à l’antiracisme dominant, celui de gauche. Pour le MRAP, la LICRA, la LDH ou encore SOS-Racisme, ainsi que les médias et les politiques qui suivent fidèlement leur jugement, le racisme est à sens unique : les blancs ne peuvent être que les bourreaux, jamais les victimes.
Ainsi les tombes profanées ne sont la preuve du racisme qu’à la condition qu’elles soient juives, surtout, ou musulmanes. Même si le nombre de tombes chrétiennes profanées est sans commune mesure, on n’en entend quasiment jamais parler.
De même, le racisme anti-blanc a longtemps été tabou dans le pays, car il est l’œuvre des minorités dont les antiracistes de gauche estiment qu’ils sont des victimes éternelles de l’Occident, qui les a pourtant généreusement accueilli. Colonisation, esclavage, et racisme sont le triptyque indépassable de la conscience antiraciste de gauche. Dès lors, quand des politiques comme Jean-François Copé parlent de racisme anti-blanc, on leur rit au nez. Des mouvements radicaux comme les Identitaires, le Front National et leurs relais sur internet se font ensuite un malin plaisir à expliquer que les élites ne veulent pas voir la réalité.
Or, comme le dit si justement Alain Finkielkraut, il ne faut pas faire le cadeau du réel aux racistes. Le racisme n’est le monopole d’aucune culture, ni d’aucune condition sociale, il est très largement réparti dans la société. Nier ou relativiser le racisme anti-blanc, qui ne serait qu’une réaction des minorités aux violences dont elles sont par ailleurs victimes, reviendrait à justifier les violences d’un skin-head parce qu’il a eu une enfance difficile.

En débat sur RMC  avec Dominique Sopo, alors président de SOS Racisme, j’ai pu expliquer que son association niait le racisme anti-blanc, et était donc raciste. SOS Racisme raciste, quel comble ! Sa réponse ne tarda pas : il nous raccrocha au nez après avoir dit que c’était moi le raciste.
Voilà toute la différence entre l’antiracisme de gauche et de droite : le premier fuit le débat et ne voit que les faits qui vont dans son sens (voire invente des faits), quand le second réclame le débat et considère la totalité des faits, quel que soit le camp réel ou supposé qu’il favorise.
Enfin, notons la contradiction fondamentale de l’antiracisme de gauche, qui considère les racistes comme des sous-hommes, alors que l’antiracisme a été développé pour contrer les idéologies qui font de certains des sous-hommes.
Un raciste n’est pas un sous-homme, qui aurait moins de droits qu’un autre.
L’antiracisme de gauche considère d’ailleurs souvent les racistes et prétendus racistes comme plus coupables que des assassins ou pédophiles. Comme nous l’avons vu, entre la parole raciste et le génocide, il n’y a pas d’intermédiaire, selon l’antiracisme de gauche.
L’antiracisme de droite veillera à ne jamais tomber dans ce piège mortel.

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