Le livre noir de l’Union Européenne, de Jean Robin

Le livre Noir de l'Union Européenne

Le livre noir de l’Union Européenne

Jean Robin

Date de parution 10/2013
Essai- 215 pages –
Prix: 18€
Vous pouvez commander ce livre:

– soit par chèque : 18 euros à l’ordre des Editions Tatamis,

103 rue Albert 1er, 41000 Blois
– soit par paiement sécurisé Paypal :

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L’union européenne, c’est la paix, la prospérité et la démocratie. Voici ce que les gouvernants et hauts fonctionnaires des principaux pays européens nous promettent depuis 1957 et le Traité de Rome, qui fonda ce qu’on appelle aujourd’hui l’Union européenne.
50 ans plus tard, force est de constater que ces promesses n’ont jamais été réalisées. La crise que connaît l’Europe dure depuis 1973, et loin de l’endiguer, la construction européenne n’a fait que l’accélérer, les pays de la zone euro étant encore plus en crise que les autres, mis à part ceux d’Afrique.
L’Union européenne est-elle pour quoi que ce soit dans la paix relative qui règne sur le continent, ou bien cela vient-il surtout de la bombe nucléaire qui dissuade tout conflit d’ampleur ? En tout cas, l’Union européenne n’a pas empêché la guerre en Bosnie et les bombardements de l’OTAN qui ont suivi, ni l’occupation de Chypre par la Turquie qui dure encore aujourd’hui.
Comme pour le livre noir de la gauche et le livre noir de l’islam, l’auteur regroupe des centaines de sources permettant d’être irréprochable dans son approche factuelle, journalistique et historique. Le lecteur sera souvent surpris par des aspects de l’histoire dont il n’a jamais entendu parler, et se verra parfois confirmé dans les informations qu’il avait sur des sujets moins méconnus.

L’auteur : Jean Robin, journaliste et éditeur, a publié 16 livres à ce jour. De la biographie d’Alain Finkielkraut (2009) au Petit dictionnaire des débats interdits mais légaux (2010) en passant par Le livre noir de la gauche (2012), il défend la liberté d’expression, l’ouverture d’esprit et la démocratie dans son sens le plus large possible. Il a fondé une maison d’édition (Tatamis) en 2006 et un site d’information en ligne (Enquête & Débat) en 2010.

14 x 20 cm, 215 pages, 18€

Pour vous procurer ce livre :

– soit par chèque : 18 euros à l’ordre des Editions Tatamis, 103 rue Albert 1er, 41000 Blois

– soit par paiement sécurisé paypal :

Extraits

Maastricht
« D’abord, tous ceux qui — dont j’ai le privilège d’avoir fait partie — ont tenu la plume pour écrire les premières versions du traité de Maastricht, on s’est bien encouragés à faire en sorte que sortir, …se soit pas possible. On a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir. [Quelques rires et applaudissements dans la salle…] C’était pas très Démocratique, évidemment, mais c’était une grande garantie pour rendre les choses plus difficiles, pour nous forcer d’avancer. Parce que si on sort, ce qui naturellement est toujours possible, c’est impossible, mais naturellement, si on veut, on peut, c’est très très compliqué, je rentre pas là-dedans mais c’est très très compliqué, de sortir soit par le bas, soit par le haut, c’est très compliqué. » Jacques Attali (1)

Absence de démocratie

Selon le commissaire européen Karel de Gucht
« Le traité de Lisbonne fut conçu pour étouffer « débat réel », dit commissaire UE
Le commissaire européen au Développement, le Belge Karel de Gucht qui a été nommé récemment, admet que le traité de Lisbonne fut conçu pour que les gens ne puissent le comprendre afin d’éviter un « débat réel ». Il a dit que « Alors que la Constitution européenne originelle était technique et adéquate, les gens n’ont pas lu le traité de Lisbonne, ils n’en ont pas compris un seul mot. Aucun véritable débat ne pouvait avoir lieu sur le traité de Lisbonne. Ce fut une décision délibérée du Conseil européen.  » (2)

« L’UE, pour le peuple mais sans le peuple
Il y a un point sur lequel les populistes ont raison : l’Union n’écoute pas ses citoyens. Et l’action des dirigeants et des institutions ne fait que renforcer l’impression que l’intégration européenne se fait à coups de mesures technocratiques sur lesquelles les populations n’ont pas d’emprise.
[…] « Le processus d’intégration européenne, qui s’est toujours fait sans consulter la population, est aujourd’hui arrivé dans une impasse », a déclaré Habermas pendant une table ronde organisée par le Conseil européen des relations étrangères. « Il ne peut pas aller plus loin sans passer de son système d’administration habituel à une administration impliquant davantage la population ».
Les élites politiques « se cachent la tête dans le sable », a-t-il ajouté. « Elles s’obstinent à poursuivre leur projet élitiste et à priver la population européenne de ses droits. » » (3)

Référendums bafoués

« Traité européen : Que s’est-il passé ? Du référendum de 2005 à la ratification de 2008
Le 4 février 2008, le parlement réuni en Congrès à Versailles a voté le projet de loi modifiant le titre XV de la Constitution française. Trois jours plus tard, le 7 février, l’Assemblée ratifiait le traité de Lisbonne. Sa publication au Journal Officiel le 14 février entérine l’adhésion de la France au nouveau traité européen.
Qu’est-ce que le traité de Lisbonne, également appelé « traité simplifié » ou « mini-traité » ? C’est un accord réformant les institutions de l’UE à vingt-sept. Il a été rédigé à partir de la Constitution européenne de Valéry Giscard d’Estaing qui fut rejetée par référendum en France le 29 mai 2005 (55%) et aux Pays-Bas le 1er juin 2005 (61%). »  (4)

Principes juridiques malmenés

« L’Union européenne ne devrait pas perdre son temps à préparer une fiscalité unique, à rédiger un code civil européen, à superviser une politique écologique commune ou encore, à planifier la politique industrielle européenne car dans toutes ces matières chaque État (et à l’intérieur de lui, la somme des individus qui forment ce que les libéraux appellent la grande société, la société civile ou encore, le marché) est à même de mener à bien les tâches qui s’avéreront nécessaires.
En revanche, l’Union européenne a une vocation toute trouvée dans ce que ces mêmes individus, dispersés dans des États différents, ne peuvent pas faire, par exemple, en luttant contre le crime organisé ou le terrorisme international. En abolissant les frontières et les contrôles douaniers, suite à ce qui avait été inconsidérément promis avec les accords de Schengen en 1985, l’Union européenne a certes « triomphé » sur les États, mais elle n’a pas assumé la responsabilité nouvelle qui aurait du être la sienne. Car la CPJMP est encore très largement dans les limbes.
Plus concrètement, le trafic international de stupéfiants, la cyber-pédophilie, l’esclavage forcé de femmes originaires d’Europe de l’Est dans d’immenses baisodromes d’Europe de l’Ouest, l’islamisme qui frappe aveuglément sur le sol d’Europe au nom de sa haine des « juifs » et des « croisés », voilà ce qui devrait occuper les bureaucrates européens, voilà ce qui est conforme au principe de subsidiarité bien compris.
Or, que voit-on? Le vide absolu. Les hésitations des États, les tergiversations des ministères, les tâtonnements des bureaucrates, l’exaspération des juges et des policiers. L’Europe est « bloquée », elle ne peut plus avancer. Et si la liberté d’aller et venir est consacrée par l’Union européenne, on voit mal les progrès qui ont été réalisés en pratique concernant le mandat d’amener européen. […]Toutes ces directives, ces règlements, ces décisions, ces avis et autres recommandations, ces actes de toutes sortes sont parfois totalement inutiles, si ce n’est même, dangereux pour la cohérence et la valeur de notre droit!   » (5)

Le scandale écologique de l’huile de palme et des agrocarburants

« Les Verts militent pour l’utilisation de biocarburants. Une politique écologique s’impose. En 2003, le Parlement européen décide de transformer en biocarburants des huiles végétales à base de  maïs, de colza, de soja ou de palme et de le mélanger à l’essence. L’essence bio est censée ménager l’environnement, et ménager les espèces naturelles puisque les plantes repoussent. L’union européenne investit des milliards d’euros dans la recherche et la culture de plantes énergétiques. Le taux minimal de 2% de biocarburant devient obligatoire. Des fonds d’aides européens financent l’adaptation de l’industrie automobile aux carburants végétaux. Aujourd’hui, presque tous les véhicules neufs supportent jusqu’à 30% de biocarburants. Avec un bonus pouvant atteindre 2500 euros, les gouvernements européens espèrent stimuler les ventes de voitures écologiques. L’énergie verte est censée pourvoir aux besoins européens, et en plus elle a la côte auprès des consommateurs. […]
A l’autre bout de la planète, en Indonésie, les forêts tropicales sont transformées en plantations d’huile de palme. L’Europe ne peut pas couvrir seule ses besoins en biocarburants. Ici le développement de l’industrie de l’huile de palme est financé par des fonds publics européens. Et cela menace les moyens de subsistance de 45 millions d’Indonésiens. […] A ce jour près de 60 millions d’hectares de forêt ont été rasées, une surface grande comme la France. […] Le brûlis reste la méthode la plus efficace pour préparer la terre aux plantations d’huile de palme. Mais il produit beaucoup de CO2, au point que l’Indonésie occupe la 3ème place au monde au classement des pays pollueurs. Les effets pervers ne s’arrêtent pas là : à lui seul, le sol déboisé dégage encore plus de CO2. […] Les temps ne sont pas seulement durs pour les nomades, ils le sont aussi pour les petits agriculteurs qui vivaient des produits de la forêt et des produits de subsistance. […]
La directive de l’Union européenne a incité les constructeurs automobiles à concevoir des moteurs qui supporte le plus de biocarburants possibles. Bruxelles aurait plutôt dû favoriser le développement de la voiture sans essence. Chez Total, même son de cloche, on ne se sent aucunement responsable des conséquences engendrées à l’autre bout de la planète. La grande compagnie pétrolière n’a fait que ce que l’Europe demandait. […] Le programme de biocarburants subventionnés par les fonds européens a amené la famine en Indonésie. […]  Et comme si cela ne suffisait pas, les presses à huile de palme tournent toute la journée. Beaucoup d’entre elles fonctionnent au diesel. Chaque jour ici on émet de la sorte des tonnes de C02 pour fabriquer un produit censé amélioré le bilan climatique. […] C’est seulement en 2008 que les Verts européens reconnaissent à quel point les biocarburants ont engendré faim et misère en Indonésie. Ils changent alors de politique, et ne parlent plus de biodiésel, mais d’agrocarburants. […] En Inde, le programme de biocarburants lancé par Mercedes Benz (et subventionné par des fonds européens) repose sur le jatropha, une plante oléagineuse qui pousse sur des terrains semi-arides et n’entre donc pas en concurrence avec des cultures vivrières. Mais le jatropha est toxique pour l’homme et les animaux…» (6)

1 lors de son intervention à l’ « université participative » organisée par Ségolène Royal sur le thème « La crise de l’euro », le 24 janvier 2011.

2 Conservative Home, 2 Septembre 2009, http://conservativehome.blogs.com/centreright/2009/09/no-real-debate-about-the-lisbon-treaty-could-happen-this-was-a-deliberate-decision.html

3 24 août 2011, The New York Times, Judy Dempsey

4 Laurent DAURE, Dominique GUILLEMIN, Le Grand Soir info, 18 février 2008

5 Philippe Jaunet, 23 septembre 2007, http://www.quebecoislibre.org/07/070923-4.htm

6 Arte, Thema, Le mensonge vert (réalisé par Inge Altemeier et Reinhard Hornung), Comment la production de biocarburants contribue à réduire les surfaces consacrées aux cultures vivrières.

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