2083 Tome 1

tome 1Titre: 2083
Sous-titre: Une déclaration européenne d’indépendance Tome 1

Auteur : Anders Behring Breivik
Format 14 x 20 cm  – 510 pages
ISBN 9782371530423

En librairie à partir du 14 Mai 2018. Vous pouvez le précommander dés aujourd’hui et le recevoir dés à présent! soit plus d’un mois avant sa disponibilité en librairie.

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Présentation :

Voici la première traduction en français du livre d’Anders Breivik, terroriste ayant commis les massacres de juillet 2011 en Norvège. Selon la page wikipedia sur Breivik en français, « l’idéologie de Breivik est décrite dans ce livre « 2083 – Une déclaration européenne d’indépendance » distribué électroniquement par lui-même le jour des attaques. Dans celui-ci, il développe son soutien au « conservatisme culturel », à l’ultranationalisme, au populisme de droite, à l’islamophobie, au sionisme, à l’antiféminisme et au nationalisme blanc. Il considère l’islam, le marxisme culturel et la plupart des partis politiques européens comme des ennemis des Lumières et exige l’annihilation, y compris si besoin par des moyens violents, de « l’Eurabia » et du multiculturalisme, ainsi que l’expulsion hors d’Europe de toutes les personnes revendiquant les principes du Coran avant l’année 2083 pour préserver l’acquis des sociétés occidentales, qu’il assimile à la chrétienté. Breivik a écrit que le motif principal de ses attentats était de faire de la publicité pour son manifeste. »

Ce premier tome (sur six) est de nature historique et idéologique, et aborde surtout les sujets de l’emprise du marxisme culturel et de l’islamisation de l’Europe. Dans un long avant-propos, l’éditeur explique les raisons qui l’ont poussé à traduire ce livre et à l’éditer en français, tout en condamnant les crimes de son auteur avec lequel il n’a aucun lien et qu’il n’a jamais rencontré. Les droits d’auteurs de ce livre seront entièrement reversés à des associations d’aide aux victimes du terrorisme en France.

L’auteur : Anders Behring Breivik est un Norvégien né en 1979, l’auteur des massacres d’Oslo et d’Utoya en Norvège en juillet 2011 qui ont fait un total de 77 morts et 151 blessés.

Avant-propos de l’éditeur

Je suis l’éditeur du livre, je m’appelle Jean Robin, je suis né le 6 août 1978 à Clermont-Ferrand, département 63. Je condamne les meurtres perpétrés par l’auteur de cet ouvrage, ainsi que l’idéologie raciste sous-jacente de l’auteur. Ayant été militant chez les Verts l’année de mes 18 ans, un Breivik français à l’époque aurait donc pu me tuer. Pourtant je suis aujourd’hui de droite, et anti-islam et anti-marxiste comme Breivik et bien d’autres qu’il cite dans son livre. Donc je condamne d’autant plus son massacre qui n’a aucun sens politique et ne peut qu’éloigner les patriotes du juste combat selon moi. Malgré tout, je vais expliquer dans cet avant-propos pourquoi j’ai décidé d’éditer ce livre, et ce n’est certainement pas pour inciter d’autres êtres humains à en tuer d’autres ni à être (ou à devenir) racistes ou nazis (Breivik a osé faire le salut nazi à plusieurs reprises lors de son procès en 2017, bien qu’il condamne le nazisme dans son livre, notamment en le qualifiant de totalitarisme[1]).

Je suis certes anti-islam et anti-marxiste comme Breivik, mais je suis chrétien alors qu’il considère Jésus comme un exemple « pathétique », et je n’ai jamais violenté personne dans ma vie, ayant plutôt reçu quelques coups par des bikers avinés dans un concert en banlieue parisienne. Je n’ai jamais été poursuivi en justice, ni pour racisme, ni pour incitation à la haine, ou aucun autre motif, et n’ai donc jamais été condamné, mon casier judiciaire est vierge à l’âge de 40 ans et après avoir publié une quarantaine de livres, des milliers d’articles sur tous supports, et édité plus d’une centaine d’ouvrages dans ma maison d’édition. J’ai notamment publié un petit livre intitulé Pour un antiracisme de droite où je condamne clairement toutes formes de racisme, et finalement je suis marié et j’ai un enfant avec une femme d’une autre origine que moi. Ceux qui voudraient m’amalgamer avec cet auteur ou me qualifier de suprématiste blanc en seraient donc pour leurs frais.

Je suis simplement éditeur dans un pays (encore) libre, la France, et tout comme un avocat peut défendre les droits d’un terroriste sans être un terroriste lui-même, un éditeur peut éditer un terroriste sans en être un lui-même.

J’ai décidé d’éditer ce livre car, qu’on le veuille ou non, Anders Breivik l’a écrit, et les massacres qu’il a perpétrés à Utoya en 2011 ont secoué la planète entière. Près d’une dizaine d’années plus tard, le temps a donc fait son œuvre, pour le deuil des familles de victimes, à qui je présente mes condoléances, et pour la compréhension de ce drame. L’intégralité des droits d’auteurs de ce livre seront reversés à des associations d’aide aux victimes du terrorisme en France.

Mais j’ai aussi décidé d’éditer ce livre pour que des universitaires, des hommes et femmes politiques, des journalistes, et des citoyens, bref, tous ceux que cela intéresse, puissent se plonger dans l’esprit torturé de cet assassin afin d’essayer de comprendre ses motivations, sa logique, et son point de vue. Le savoir n’est jamais l’ennemi de la démocratie et de la paix, c’est l’ignorance qui l’est.

J’ai donc enfin édité ce livre car j’ai constaté qu’il était « moralement » impossible de l’éditer, selon les médias et les politiques, et ce qu’on appelle souvent à tort « l’opinion publique ». Pourquoi était-il impossible d’éditer le livre d’un terroriste de droite, alors qu’il était autorisé, voire subventionné, en tout cas bien vu, d’éditer des centaines de livres à la gloire de terroristes de gauche ou de leurs inspirateurs ? (voir des exemples plus bas)

Je suis gérant d’une maison d’édition créée en 2006 pour « publier les livres refusés ailleurs pour de mauvaises raisons », donc pour défendre la liberté d’expression. J’ai édité près de 150 livres à ce jour, par des auteurs de gauche comme de droite, d’extrême-gauche et pas encore d’extrême-droite (Breivik est le premier). Ce livre est donc dans ma ligne éditoriale. Je n’ai encore jamais été poursuivi en justice pour aucun des livres que j’ai édités, et donc encore moins condamné.

Breivik l’explique lui-même dans son livre, c’est parce que son engagement contre l’islam était impossible dans le domaine politique qu’il a préparé ses plans macabres. Il voulait contourner la censure imposée par le système médiatico-politique norvégien, mais aussi et surtout occidental, qui verse lui-aussi (selon lui) dans cette islamophilie qui assassinerait la liberté d’expression.

Je veux donc publier le livre d’Anders Breivik pour prouver à la terre entière et notamment à la France qu’il se trompe. Et ceux qui appelleront directement ou indirectement à la censure de ce livre se placeront de facto du côté de Breivik, bien qu’ils le nient. Ils lui donneront raison, puisqu’il se plaint de censure, et ils encourageront la naissance d’autres Breivik.

La censure de livres réputés dangereux n’a aucun sens. Mein Kampf est lui-même publié aujourd’hui librement, avec un avant-propos de la LICRA en France, et 2016 est l’année où il est devenu libre de droits. On peut donc s’attendre à de nouvelles éditions de ce brûlot qui a causé tant de haine et de souffrance, mais qui est un document historique. Fayard y travaillerait d’ailleurs, selon certains journaux[2].

Le livre que vous tenez entre les mains n’est pas de la même nature que Mein Kampf. C’est certes un livre historique, qu’on le veuille ou non, mais écrit par un homme qui a tué littéralement des centaines de milliers de fois moins qu’Hitler. Ceux qui jugent le livre d’Hitler comme insoutenable, insupportable, très mal écrit et impubliable penseront très certainement la même chose du livre de Breivik, j’en suis conscient. Je ne m’adresse pas à eux, ils n’ont qu’à boucher leur nez et à ne pas acheter ce livre.

Quant aux censeurs en puissance, pour qui la parution de ce livre sera un scandale, et qui n’hésiteront pas à m’accuser d’être le complice du terroriste norvégien, voire à m’amalgamer avec lui et donc à ses crimes, je répondrai par le fameux « Pas d’amalgame ». Eh oui, cette expression ne marche pas que dans un sens, le sens des terroristes islamistes. L’amalgame avait déjà été tenté entre les intellectuels[3] cités par Breivik, et Brevik lui-même. En vain. Mais le but était de faire taire également tous ces penseurs, en se servant de Breivik pour cela, ce que je trouve pour ma part ignoble et indigne.

Ces censeurs ont déjà pu dire la même chose à propos du livre de Mein Kampf, et voici ce que des historiens leur ont répondu : « « Le fait de vouloir mettre Mein Kampf sous le tapis relève d’un discours régressif absolument dramatique, dit Denis Peschanski, conseiller éditorial pour la publication des différents volumes du journal de Goebbels, entre 2006 et 2010 (Tallandier). Si on va au bout de la logique, où s’arrêtera-t-on ? On ne parlera plus de Vichy ? » Faut-il, s’exclame l’historien Henry Rousso, « exclure du champ de la connaissance et de la pensée ce qui relève du mal ? Faire comme si seule la pensée du bien avait droit de cité ? ».

On n’a jamais entendu le moindre historien, ni le moindre homme politique, s’élever contre la publication du Manifeste du Parti communiste, de Karl Marx, pourtant responsable de 100 millions de morts, ou d’un des livres de Lénine, qui a ouvert les premiers goulags, ou du petit livre rouge de Mao, dont l’auteur est responsable de la mort d’environ 60 millions d’êtres humains en quelques années seulement, record à battre. Et l’on voudrait censurer 2083, une déclaration d’indépendance européenne ? Le simple fait que je me sente obligé d’écrire cet avant-propos est en soi déjà symptomatique de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Le livre de Breivik est libre de droits[4], comme il l’explique lui-même dans son livre[5], et n’importe quelle maison d’édition était libre de l’éditer depuis 2011, et pourtant aucune n’a osé le faire. Triste époque. Mon ami Slobodan Despot, qui a créé en Suisse sa maison d’édition Xenia en même temps que la mienne, en avril 2006, et qui avait osé publier les textes d’Unabomber, avait déjà dû se justifier d’avoir fait son travail d’éditeur, passé à la question qu’il était par des pseudo-journalistes qui l’accusaient de faire le jeu de ce terroriste.

Le métier d’éditeur n’est pas très différent du métier d’avocat parfois, et ceci en est une démonstration éclatante. Me Dupont-Moretti lui-même, star du barreau et des médias, fut littéralement mis en pièces dans les médias et fut menacé de mort pour avoir osé faire son travail en novembre 2017, à savoir défendre Abdelkader Merah dans son procès. Quand on en arrive là, c’est que la démocratie est très malade.

J’aurais sans doute moi aussi à faire les frais de cette maladie, et j’y suis prêt, autant qu’un homme n’ayant pas encore subi ce genre d’opprobre peut l’être. Je sais que les médias, en toute logique (mais dans ces cas, souvent la logique disparaît), m’interrogeront surtout pour m’empêcher de me défendre, et je ne serais pas face à des journalistes mais face à des procureurs. Certains couperont mes propos ou en feront un montage pour me faire dire ce que je n’ai pas dit, ou le contraire de ce que j’ai dit. On connaît leurs ficelles, et je les connais très bien moi-même pour les avoir divulguées chez ce menteur-monteur qu’est Thierry Ardisson[6]. Ce fut même le premier livre que j’ai édité dans cette maison, en 2006.

Etant chrétien, je leur pardonne d’avance ces méchancetés, qui pourraient mener à mon assassinat, dont ils deviendraient dès lors complices. En effet on ne peut pas raconter tout et n’importe quoi, fut-ce au nom du bien, et ne pas être responsable des conséquences de ses actes par la suite.

Mais avec cet avant-propos, au moins, chacun pourra prendre connaissance de la pleine et entière version de l’éditeur de ce livre, qui prend la pleine et entière responsabilité de mettre sur le marché des idées un livre lourd, à tous les sens du terme. Certes, le livre était déjà disponible sur internet et en anglais gratuitement depuis 2011, sans trop de difficulté pour le trouver. Mais l’éditer, et le traduire en français, avec un avant-propos qui met en garde, c’est le mettre réellement à disposition du grand public, et notamment via les librairies.

J’anticipe à l’avance quelques difficultés à faire comprendre à nos amis libraires que ce livre a autant sa place sur leurs étals que tous les livres à la gloire du Che, de Fidel Castro, de Mao ou de Lénine. Ces tortionnaires ont chacun à leur actif l’assassinat de milliers (pour le Che ou Castro), voire de millions (pour Lénine) voire de dizaines de millions (pour Mao) de morts. A côté d’eux, Breivik est donc un pauvre vermisseau.

Et je pourrais tout aussi bien citer Marx, dont les ouvrages ont mené à l’ouverture des goulags et du totalitarisme communiste, sans que cela ne dérange personne dans la librairie et dans le monde de l’édition ou du journalisme. Au contraire, il ne passe pas une semaine sans qu’un grand média reçoive un « écrivain », ou un « universitaire », ou un « journaliste », ou un « artiste » qui ait commis un énième ouvrage à la gloire de l’une des personnalités que je viens citer, ou une des centaines d’autres qu’on peut classer parmi les terroristes de gauche. Il y a le choix de l’embarras.

Alors si jamais la librairie décide de censurer cet ouvrage, en invoquant la sacro-sainte « morale » (de gauche), je les renverrai à leur miroir pour se regarder bien en détail, afin qu’ils décident une bonne fois pour toutes si oui ou non ils ont une conscience. Car on ne peut pas faire trôner tout Marx ou tout Che Guevara sur des étals et des têtes de gondoles, et refuser Breivik. A moins d’un deux poids trente-six mille mesures qui ne serait pas digne d’un libraire en pays libre[7], mais qui serait digne d’un thuriféraire d’un système totalitaire dont on nous explique qu’il est mort et enterré depuis 1989.

A propos de Che Guevara, j’aimerais illustrer mes propos avec le verbatim de quelques minutes d’émission de télévision du service public (difficile de faire plus consensuel) où un livre à la gloire du « guérillero » fut promu sans la moindre polémique, ni pendant l’émission, ni après, à aucun moment. Et ceci n’est qu’une émission parmi des centaines qui ont été diffusées ces dernières années.

On n’est pas couché, 4 novembre 2017, Marcela Iacub est invitée pour son livre Le Che à mort, édition Robert Laffont.

Laurent Ruquier : « Marcela Iacub, on a dit tout à l’heure qu’on allait regarder un peu les photos du Che, parce que c’est vrai que la mort du Che en Bolivie a créé le mythe. Vous dites en fait que c’est une histoire de hasard qui fait qu’aujourd’hui le Che soit encore aujourd’hui parfois en poster dans les chambres des étudiants. Vous pouvez expliquer ça ?

Marcela Iacub : « Quand il a été capturé, l’armée l’a transformé en une sorte de poupée pour la photo, ils l’ont mis une injection de formol, on l’a peigné, on lui a coupé les cheveux, on l’a lavé. Ce sont des bonnes sœurs qui se sont occupées de faire ça dans un hôpital, et du coup on a pris des photos. Et en fait les flash ont rentré dans ses yeux, qui avaient l’air de briller, comme s’il était toujours vivant. L’impression que ça a donné ça a été un peu, enfin pas qu’un peu, moi je pense que c’est ça l’origine du mythe, c’est qu’il apparaissait comme un martyr… »

Laurent Ruquier : « Un saint ! Saint Ernesto en quelque sorte [grand sourire de l’animateur] »

Marcela Iacub : « Comme un martyr chrétien. Pourquoi un martyr ? C’est lui qui allait à la mort, avec contentement en fait. Il était plein de bonheur, et c’est comme ça que les religions chrétiennes et juives avaient pensé le martyr. Ce qui nous restait des martyrs c’est simplement soit des images qui étaient inventées, soit des récits. Et là la photographie donne l’illusion d’avoir capturé peut-être le vrai état du Che. C’est-à-dire que peut-être pour la première fois, notre inconscient occidental a vu un martyr. Ils ont pu penser que la photo avait pris l’image d’un martyr. »

Laurent Ruquier : « Mais la photo mondialement connue du Che, c’est une photo signée Alberto Cordas, c’est celle-là qui est dans les chambres d’étudiants parfois encore aujourd’hui. D’ailleurs vous terminez le livre comme ça, vous dites qu’il est difficile de savoir pour une jeune personne aujourd’hui le fait d’afficher dans une chambre à coucher ou sur un sac à dos le portrait du Che. J’aimerais croire qu’en dépit du fait qu’elle ne sache pas grand-chose de la vie du Che, mais grâce à votre livre on peut en savoir plus [toujours un grand sourire sur le visage de l’animateur], elle ressent, cette jeune personne, que ce personnage ne représente pas l’amour éperdu et désintéressé pour l’humanité. J’espère que quelque part, dans l’inconscience de celui aime s’approprier son image, brûle le désir du Che de vivre, de se battre contre sa condamnation capitale, parce qu’au fond il était condamné en termes de santé, peut-être à mourir jeune, et c’est ça aussi qui l’a poussé à mourir différemment ? »

Marcela Iacub : « Non, je ne pense pas. Je pense qu’il s’était condamné à mourir parce qu’il se sentait un raté. Et dans ce sens, il nous ressemble. Il y a quelque chose dans chacun d’entre nous du Che. Dans ce livre aussi j’ai voulu montrer ça. Chacun qui lit peut se reconnaître dans ce personnage. »

« Saint », « martyr », mythe »… Le Che est pourtant responsable directement de la mort de 16 000 êtres humains, à Cuba. Plus de 160 fois plus que Breivik. Beaucoup d’homosexuels d’ailleurs[8], et la plupart étant des opposants politiques. Il a même assassiné une grande partie de ces pauvres gens de ses propres mains[9], ou plutôt devrais-je dire avec son propre pistolet.

Si je voulais être ironique, je dirais que je retirerais de la vente le livre de Breivik quand seront retirés de la vente tous les livres de et/ou qui font l’apologie de Marx, Mao, Lénine, le Che et Castro. Et comme ça n’arrivera jamais, je n’ai même pas besoin de faire ce chantage, mais vous aurez compris le sens de mon propos j’espère.

Le problème de Breivik c’est qu’il est de droite, et qu’on ne pardonne pas aux gens de droite ce qu’on pardonne aux gens de gauche. Althusser, philosophe marxiste, a tué sa femme en l’étranglant, mais il reste une référence aujourd’hui et ses livres se vendent bien, édités qu’ils sont par La Découverte, PUF etc. sans que cela ne génère la moindre polémique dans le landernau. Bernard-Henri Lévy peut même déclarer tranquillement sur un plateau de télévision qu’Althusser était « son maître à penser ». Le chanteur trotskyste Bertrand Cantat a tué Marie Trintignant, mais il se produit encore en spectacle et fait même la « une » des Inrocks. Il a purgé sa peine (bien courte), et Breivik est en train de purger la sienne. Je pourrais multiplier ainsi les exemples d’hommes (et de femmes) de gauche et d’extrême-gauche à qui l’on pardonne tout, et dont les médias font des héros en les recevant comme des stars sur leurs plateaux.

Il en va de même des truands, voyous et autres membres de la mafia, de la pègre ou du milieu, appelez-les comme vous voulez. Il s’est développé, notamment ces dernières années, une certaine admiration pour les truands, ce qui rend tout de même assez mal à l’aise quand on connaît leurs faits d’armes, qu’on parle de trafic de drogue, d’attaque à main armée, ou d’assassinats en tous genres. Voici d’ailleurs un petit échantillon de livres, souvent publiés chez de grands éditeurs, et écrits par des truands ou terroristes non repentis :

Ma cavale, de Cesare Battisti (avec Bernard-Henri Lévy), Grasset, 2006
L’instinct de mort, de Jacques Mesrine, Pocket, 2009
Journal d’une truffe, Albert Spaggiari, 1983
Truand, Thierry Colombié et Milou, Robert Laffont, 2015
Mémoires d’un vrai voyou, Frédéric Ploquin et William Perrin, Fayard, 2015
Banlieue sud : Ma vie de gangster, Michel Lepage, J’ai lu, 2014
Mesrine, mon associé, Michel Ardouin (Auteur),‎ Jérôme Pierrat (Collaborateur), Toucan, 2008
Dernières nouvelles du Milieu, Michel Ardouin, Manufacture de livres, 2013
Né voyou, René Nivois et Jérôme Pierrat, Manufacture de livres, 2012
Banquier, François Rouge, Ian Hamel, Manufacture de livres, 2015
Confessions d’un braqueur, Didier Caulier, Nouveau Monde Editions, 2013
Porte-avions, Michel Ardouin, Fayard, 2005
Homme d’Honneur, Joseph Bonanno, Manufacture de livres, 2015
Ma vie sans postiche, André Bellaïche, First éditions, 2007
Le Colombien : des parrains corses aux cartels de la coke, Laurent Fiocconi, Toucan, 2009
L’affranchi, Jean-Claude Kella, éd. du Toucan, 2009
Braqueur, des cités au grand banditisme, Rédoine Faïd, La manufacture de livres, 2010

Dans une chronique intitulée « Les livres écrits par les flics et les voyous se multiplient », France inter explique qu’« aucun truand n’a renouvelé le succès de Papillon, récit de détenu du bagne de Cayenne, qui s’est vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires et qui a été adapté au cinéma avec Steve Mac Queen. »[10]

Justement l’éditeur très respecté Jean-Claude Lattès est mort récemment, le 28 janvier 2018, et à cette occasion il a été rappelé par les médias qu’il avait été l’éditeur de Jacques Mesrine alors que celui-ci était encore en prison. Voici la retranscription de son interview à l’époque (1977) par l’ORTF :

Jean-Pierre Elkabbach : Nous avons voulu savoir pour quelles raisons un éditeur accepte de publier de tels documents, et pourquoi en quelque sorte il se fait complice de telles œuvres écrites en prison

Jean-Claude Lattès : Pour un éditeur qui se respecte ce qui compte avant tout ce n’est pas la qualité de l’auteur c’est la qualité du manuscrit. C’est pas « qui dit ? » c’est ce que l’on dit.

Journaliste de l’ORTF : En fait vous donnez de la promotion à un personnage assez sordide, et finalement vous ne dépréciez pas le métier d’éditeur en agissant de cette façon ?

Jean-Claude Lattès : Vous avez un jugement moral sur un livre, sur un homme. L’éditeur est là pour témoigner. Lorsqu’on parle du goulag, lorsqu’on parle d’Adolf Hitler, l’éditeur est là pour témoigner, il n’est pas là pour juger. Ce n’est pas parce qu’on publie un livre sur le goulag qu’on approuve le goulag. Ce n’est pas parce que j’édite un livre de Jacques Mesrine que j’approuve Jacques Mesrine.

On pourrait aussi parler du livre de Marc-Edouard Nabe, Une lueur d’espoir, paru aux éditions du Rocher peu après les attentats du 11 septembre 2001 et qui en faisaient l’apologie. L’auteur, loin d’avoir été censuré, était invité à la télévision pour en parler, et en vendit 20 000 exemplaires d’après ses dires.

Ceux qui hurleraient en voyant que le livre de Breivik a été traduit et qu’il est édité n’ont pas fait entendre leurs cordes vocales lors de la parution de tous ces livres, me semble-t-il.

Dernière précision : aucun média français n’a à ce jour fait état de la principale raison du passage à l’acte de Breivik. Lui invoque dans son manifeste la censure des analyses anti-islam, mais ce n’est qu’une partie de la vérité. Pourquoi Breivik a-t-il tué des gauchistes et non des musulmans ? Etait-ce pour éviter toute accusation en racisme ou en islamophobie ? Clairement non, ces accusations ne font pas peur à l’auteur des massacres d’Utoya et d’Oslo. La raison est plus subtile, et évidente une fois qu’on en prend connaissance.

Un livre norvégien sur Breivik est paru dans un silence assourdissant en 2012, soit un an après les massacres. Dans ce livre, on apprend que Breivik a été abusé sexuellement par sa mère dès ses premières années et qu’il a subi un traumatisme insurmontable à cause du comportement (qui relève de la psychiatrie) de sa mère. Tout cela est détaillé dans un article du Telegraph paru en 2012[11].

La cause des massacres perpétrés par Breivik se trouve à mon humble avis ici : alors qu’il n’a qu’un an, les parents de Breivik se séparent. Le père est un diplomate norvégien, reconnu et apprécié, gagnant très bien sa vie. La mère est atteinte psychiatriquement et fait vivre l’enfer à son fils depuis sa naissance. Malgré cela, le tribunal norvégien va confier la garde de Breivik à sa mère plutôt qu’à son père, et malgré les protestations de celui-ci. Les enquêtes psychiatriques établissant clairement le problème de la mère sont mises de côté, et les juges préfèrent suivre le dogme féministe qui veut qu’une mère, même seule, même sans nul doute déséquilibrée psychologiquement, soit plus capable de s’occuper d’un enfant en bas âge que son père, même stable psychologiquement et gagnant très bien sa vie.

Ainsi, on comprend mieux pourquoi Breivik, tant dans son manifeste que dans ses attentats, en veut tant au féminisme, qu’il considère comme le véritable responsable de ses malheurs et des malheurs de l’Occident. Et en effet, sans l’idéologie féministe, on peut envisager la forte probabilité que Breivik ne serait pas devenu ce qu’il est devenu, comme tout enfant ayant vécu ce qu’il a vécu le serait devenu lui aussi[12].

Sans vouloir excuser en aucune manière ses crimes, et en les condamnant totalement à nouveau, il faut réaliser que le féminisme en particulier, et le marxisme en général, génère des conséquences dramatiques sur l’être humain, comme les esprits les moins obtus peuvent le constater depuis longtemps.

Ainsi, j’espère qu’avec ces quelques précisions le livre d’Anders Breivik sera accueilli comme il doit l’être dans un pays démocratique, ou plutôt qui se dit démocratique. Nous verrons bien, s’il l’est, démocratique, justement, ce pays, à la manière dont il accueillera ce livre. Considérez donc ce livre comme un thermomètre, qu’il ne servira à rien de casser, sinon à contribuer à augmenter la température.

[1] Le spécialiste des sciences sociales norvégien Lars Gule a d’ailleurs qualifié Breivik de « conservateur national, pas nazi ». « Mein kleines Land gibt es nicht mehr » (en allemand), Frankfurter Allgemeine Zeitung, 25 Juillet 2011. Ce salut nazi relève donc soit d’une provocation soit d’une évolution de sa pensée pendant son séjour en prison.

[2] « D’où le projet, conçu chez Fayard, de commander une nouvelle traduction, puis de réunir une équipe d’historiens pour établir une édition critique. Lancée en 2011, l’entreprise sera ralentie par divers événements, à commencer par la mort de l’historien et éditeur Anthony Rowley, qui en avait eu l’idée. Aujourd’hui, la traduction est prête et, après quelques péripéties, les historiens sont enfin rassemblés sous la direction de Florent Brayard, spécialiste du nazisme. A priori, l’ouvrage pourrait voir le jour en 2018. » Le Monde Culture et idées, L’encombrant héritage : faut-il rééditer « Mein Kampf » ?, 05.11.2015

[3] Notamment Alain Finkielkraut, Bat Ye’or, Robert Spencer, Ibn Warraq Ibn Warraq (dont je suis l’éditeur en France pour son dernier livre en date), etc.

[4] Il ne touchera donc pas un seul centime sur les ventes, si certains ont besoin de se rassurer

[5] « The content of the compendium truly belongs to everyone and is free to be distributed in any way or form. », p.12

[6] Ils ont tué la télé publique, éditions du journalisme continu (premier nom de la maison), avril 2006

[7] Après tout, il y a libre dans libraire.

[8] Que fait le lobby LGBTQ ?

[9] Les historiens oscillent entre 180 et 213 morts, soit deux fois plus que Breivik.

[10] https://www.franceinter.fr/emissions/dans-le-pretoire/dans-le-pretoire-28-decembre-2012

[11] http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/norway/9592433/Anders-Behring-Breiviks-mother-sexualised-him-when-he-was-four.html. On trouvera d’autres précisions complémentaires dans cet article norvégien (en anglais) : https://www.tv2.no/a/8241631/

[12] On peut d’ailleurs en dire de même des terroristes musulmans, endoctrinés par l’islam qui justifie leurs crimes et leur promet le paradis pour cela. La seule manière d’être sûr pour un musulman, d’après le Coran, d’aller au paradis, est de tuer des infidèles.

Sommaire

Avant-propos de l’éditeur                                                                                                                  8

Introduction                                                                                                                                        19

À propos du recueil – 2083                                                                                                              19

Introduction – Qu’est-ce que « le politiquement correct »?                                                          27

Comment tout a commencé – Le politiquement correct est un marxisme culturel            28

Profils des Marxistes Culturels                                                                                                       41
Les origines du politiquement correct dans l’enseignement supérieur                                49
Le mouvement pour la réforme académique                                                                      53

Politiquement correct : déconstruction et littérature                                                        56

Féminisme radical et politiquement  correct                                                                              59
Autres lectures sur l’école de Francfort                                                                                        66

  1. Ce que vous devez savoir, notre histoire falsifiée et d’autres formes de

propagande culturelle marxiste / multiculturaliste                                                                   78

1.1 Le révisionnisme historique (négationnisme)                                                                      78

1.2 Caractéristiques générales du négationnisme islamique européen                                 87

1.3 L’échec des universités occidentales                                                                                     103

1.4 Revue 1: Religion de la paix? La guerre de l’Islam contre le monde – Islam 101         121

1.5 Al-Taqiyya – Tromperie religieuse / politique                                                                      141

1.6 Naskh – abrogation coranique                                                                                                154

1.7 Revue 2: Islam – Ce que l’Occident a besoin de savoir                                                       195

1.8 Esclaves européens, maîtres arabes                                                                                      227

1.9 Hindu Kush, le plus grand des génocides de l’histoire de l’homme                               243

1.10 Informations supplémentaires – Hindu Kush                                                                   252

1.11 A quoi les croisades ont vraiment ressemblé                                                                   256

1.12 Les croisades et aujourd’hui                                                                                                 260

1.13 Les facteurs qui ont mené aux croisades                                                                           264

1.14 Conséquences modernes des croisades                                                                              266

1.15 Histoire de l’Empire islamique turc ottoman I (1299-1876)                                           271

1.16 Jus Primae Noctis – Violation institutionnalisée des chrétiens

sous l’Empire ottoman                                                                                                                    289

1.17 Génocides djihadistes des chrétiens de l’Empire ottoman et de la Turquie –

Les génocides arménien, grec et assyrien                                                                                  292

1.18 Turquie : retour vers le futur?                                                                                             319

1.19 La chute de l’Etat chrétien du Liban                                                                                   349

Chapitre 1 : Le statut chrétien avant 1945                                                                                 351

Chapitre 2 : Les chrétiens ont maintenu le pouvoir de 1943 à 1975                                     368

Chapitre 3 : Nationalisme chrétien contre nationalisme musulman                                   372

Chapitre 4: Les partis et organisations politiques chrétiens                                                  376

Chapitre 5: Le rôle chrétien dans la guerre civile libanaise de 1975-1990                         382

Chapitre 6: Causes du déclin du statut chrétien au Liban                                                      385

Chapitre 7 : La fin de la guerre civile libanaise et l’accord de Ta’if « la dernière goutte ».                                                                                                                                               392

Chapitre 8 : Implication du déclin du chrétien au Liban                                                        398

1.20 Bataille de Poitiers (Bataille de Tours) – Première vague islamique – Année 732      404

1.21 Bataille de Vienne – Seconde vague islamique – Année 1683                                         432

1.22 Héros des croisés européens, champions, légendes                                                        440

1.23 Science occidentale et islamique et religion                                                                     447

1.24 Historiquement – la Bosnie est la terre serbe                                                                    462

1.25 Qui sont les « Bosniaques »?                                                                                                    467

1.26 Guerre démographique islamique historique au Kosovo                                              479

1.27 Mythes et politique – Origine ou mythe d’une société islamique

pluraliste tolérante                                                                                                                          484

1.28 Palestine pour les Syriens?                                                                                                   497

1.29 Vue d’ensemble – Actes historiques de haute trahison par

les gouvernements européens                                                                                                      499

1.30 Autres études                                                                                                                           504

Extrait 

La plupart des Européens considèrent les années 1950 comme une bonne époque. Nos maisons étaient sûres, au point où beaucoup de gens ne prenaient pas la peine de verrouiller leurs portes. Les écoles publiques étaient généralement excellentes, et leurs problèmes étaient de trop parler en classe et de courir dans les couloirs. La plupart des hommes traitaient les femmes comme des femmes, et la plupart des femmes consacraient leur temps et leurs efforts à bien s’occuper de leur maison, à bien élever leurs enfants et à aider leur communauté en faisant du bénévolat. Les enfants ont grandi dans des familles biparentales, et la mère était là pour rencontrer l’enfant quand il rentrait de l’école. Le divertissement était quelque chose que toute la famille pouvait apprécier.

 Qu’est-il arrivé?

Si un homme des années 1950 était soudainement envoyé en Europe occidentale dans les années 2000, il ne le reconnaîtrait guère comme le même continent. Il risquerait de se faire agresser, attaqué en voiture ou pire, parce qu’il n’aurait pas appris à vivre dans une peur constante. Il ne saurait pas qu’il ne doit pas aller dans certaines parties de la ville, que sa voiture doit non seulement être verrouillée mais équipée d’une alarme, qu’il ne risque pas de dormir la nuit sans avoir préalablement verrouillé les fenêtres et les portes – et d’avoir réglé le système de sécurité électronique.

S’il emmenait sa famille avec lui, ils emmèneraient probablement joyeusement leurs enfants à l’école publique la plus proche. Une fois que les enfants seraient rentrés à la maison dans l’après-midi et leur auraient dit qu’ils avaient dû passer par un détecteur de métal pour pénétrer dans le bâtiment, qu’ils avaient reçu de la drogue de la part d’un autre enfant, et qu’ils avaient appris que l’homosexualité était normale, les parents ne comprendraient rien.

Dans le bureau, l’homme pourrait allumer une cigarette, laisser tomber une référence à la «petite dame», et dire qu’il était heureux de voir l’entreprise employer des gens de couleur dans des postes importants. Chacun de ces actes mériterait une réprimande rapide, et pourraient le faire virer.

Quand elle allait dans la ville pour faire ses courses, sa femme mettait un beau costume, un chapeau et peut-être des gants. Elle ne comprendrait pas pourquoi les gens al regardent, et se moquent.

Et quand toute la famille s’assoit après le dîner et allument la télévision, ils ne comprennent pas comment la pornographie de quelque kiosque dégoûtant «pour adultes» avait envahi leur poste.

S’ils en étaient capables, notre famille des années 1950 retournerait dans les années 1950 aussi vite qu’ils le pourraient, avec une histoire d’horreur captivante à raconter. Leur histoire serait celle d’une nation qui s’était décomposée et dégénérée à un rythme fantastique, se déplaçant en moins d’un demi-siècle des plus grands pays du monde vers les pays du Tiers-Monde, envahis par le crime, le bruit, la drogue et la saleté. La chute de Rome était gracieuse en comparaison.

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